Friesenheim & son Histoire

On parle pour la première fois de Friesenheim en 803 lorsque l’Abbé Thiebaut donna à l’Abbaye de Fulda tout ce qu’il possédait à Friesenheim.

Des Frisons du Nord de l’Allemagne (La Frise) seraient venus s’installer dans la région à cette époque. Ils étaient pêcheurs et spécialisés dans la construction de digues d’où l’emblème (la bêche).

Les catastrophes provoquées par le Rhin, les guerres et les épidémies ravageaient souvent la population. Les terres étaient rares car la région était surtout faite de pâturages et de terres à défricher.

 

Crédit photo : Christophe ESSER

Libérations de Friesenheim

Friesenheim commune de la “voie de la 2e DB”

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Voie de la 2e division blindée

FRIESENHEIM – ZELSHEIM – NEUNKIRCH

Les combats pour la libération de Friesenheim se déroulent du 2 décembre 1944 au 1er février 1945.

Après la prise de Strasbourg le 23 novembre par la 2e Division Blindée (2e DB), malgré un temps hivernal épouvantable, le général Leclerc lance ses groupements tactiques vers l’Est et le Sud dès le 25 novembre 1944. Car, si Strasbourg est libérée, le reste de l’Alsace ne l’est pas. La bataille d’Alsace commence.

Le groupement tactique commandé par le colonel DIO (GT-D) pousse vers le Rhin et Friesenheim. Au-delà d’Obenheim, le commandant du GT-D décide de faire passer le sous-groupement Rouvillois en tête.

Ce sous-groupement se heurte alors à une très forte résistance.

Au soir du 1er décembre, après d’âpres combats et malgré un intense pilonnage d’artillerie ennemie, les marsouins du Régiment de Marche du Tchad (RMT) protégés par les chars du 12e Régiment de Cuirassiers (RC ou 12e Cuirs) ont progressé et libèrent Boofzheim.

Dans la nuit du 1er au 2 décembre, l’ennemi lance une contre-attaque blindée à partir de Friesenheim en direction de Boofzheim vers 22h00 mais le sous-groupement parvient à stopper cette attaque. Le 2 à 7h30 la batterie du sous-groupement déclenche un tir de préparation avant que l’attaque sur Friesenheim ne soit lancée, à 9h00, par la 2e compagnie du capitaine Perceval renforcée d’un escadron de chars (capitaine Lenoir) du 12e Cuirs, du génie et de la 3e compagnie qui a déjà connu de lourdes pertes.

En raison du brouillard, du sol détrempé, les chars et half-tracks sont dans l’impossibilité de quitter la route. Les marsouins sautent des véhicules et progressent en utilisant les rares mouvements de terrain et les fossés.

Capitaine LENOIR René

Capitaine PERCEVAL Joseph

Commandant FAURE Jacques

La 2e compagnie contourne le village par l’Ouest alors que la 3e avance sur l’axe central. A 400 m au Nord du village, les premières résistances ennemies sont rencontrées. Le terrain est plat, sans obstacle pour se protéger. Il faudra 3 heures de combat intense pour parcourir ces 400 m et atteindre le village. Grâce aux blindés qui rejoignent enfin les unités au contact, les canons ennemis sont détruits et vers midi les premiers éléments entrent dans Friesenheim.

Dans la rue principale en direction de Diebolsheim, les combats sont particulièrement intenses, souvent au corps à corps et sous des tirs d’artillerie ennemie incessants. Des hommes tombent de part et d’autre et le sous groupement ne s’empare totalement du village que vers 17h00. L’ennemi a subi de lourdes pertes en tués et blessés, plus de soixante prisonniers sont faits. L’ennemi a perdu deux chars, deux automoteurs et 6 canons.

Friesenheim en 1945

Des libérateurs prennent la pause sur un half-track dans le village détruit

Le sous-groupement Rouvillois dénombre quatre tués et vingt et un blessés, dont le commandant du sous-groupement. Deux chars sont détruits.

Après ces premiers combats de libération, le village de Friesenheim est largement détruit.

Après s’être emparé de Witternheim le 13 décembre et avoir perdu 42 combattants, Neunkirch est enlevé sans combat par le 1er Régiment de Chasseurs Parachutistes du commandant Faure rattaché pour emploi à la 2e DB.

L’attaque sur Zelsheim est prévue le 23 décembre mais elle est décommandée.

Suite à l’offensive allemande dans les Ardennes, à l’opération « Nordwind » lancée le 31 décembre dans le nord de l’Alsace et la Lorraine, l’opération « Sonnenwende » est déclenchée le 7 janvier 1945 en direction de Strasbourg par les troupes de la poche de Colmar qui rompent les lignes françaises à Friesenheim-Neunkirch.

2500 obus s’abattent sur Friesenheim et Boofzheim. Alors qu’elle avait été relevée par la 1re Division Française Libre, la 2e DB rattachée à la 1re Armée française est rappelée en Alsace. La 2e compagnie du RMT revient à Friesenheim le 1er février 1945 sans combat, l’ennemi étant parti.

Mairie de Friesenheim en 1944

Morts pour la libération de Friesenhem-Neunkirch-Zelsheim entre le 2 et le 29 décembre 1944

RMT :

2e cl. ACHERAY Robert,
2e cl BAETENS Edouard,
2e cl CROUZET Roger,
2e cl ELOUET Roger,
ASP NION Robert,
2e cl SALVY André,
2e cl RANCON Charles,
2e cl VEZEL Jean.

13e Bataillon du Génie :

2e cl BOUALLAG Ottmann
CPL FAUCON Raymond.

12e RC :

2e cl DENIS Jacques,
MDL HUMBERT Jean-Pierre.
22e Groupe Colonial des Forces Terrestres Antiaériennes :
2e cl AUBIN Albert,
2e cl VIVIEN Henri.

Les incorporés de force

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